08 février 2012

SE CHAUFFER EN HIVER

est un privilège de grand confort

qui peut-être deviendra un luxe demain ?

Le chauffage central que l'on croit récent, remonte à la Rome antique : de l'air chauffé par un calorifère, passe dans des cavités creusées sous le plancher des thermes et diffuse la chaleur dans toutes les pièces.

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Ce système ne survit pas à l'Empire romain et l'unique moyen de se chauffer pendant des siècles reste la cheminée

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c'est la mienne, avec son four à pain à gauche, nous ne l'allumons plus, bénéficiant d'un chauffage central suffisant. Cependant, elle n'est pas bouchée, en bon état, et peut-être qu'un jour nous serons heureux de nous en resservir.

La période de froid que nous subissons en ce moment n'est pas une première pour vous et moi, durant notre existence nous en avons connu d'autres n'est-ce-pas ?

1954 ça vous parle ? l'abbé Pierre et son appel vous vous en souvenez ?

J'avais 5 ans, et à cet âge, j'allais à l'école à pieds comme tous les enfants à ce moment acommpagnée par des plus grands.

Ce midi là, alors que je rentrais pour le déjeuner, l'immeuble était en mouvement :

les femmes réquisitionnaient des bassines pour récupérer l'eau des tuyaux des canalisations qui avait gelée. Un spectacle ahurissant pour l'enfant que j'étais, une sorte de fin du monde.

Je rentrais de l'école avec les genoux rougis et engourdis par le froid malgré les grosses chaussettes de laine (faites pas maman) qui couvraient mes jambes. A l'époque peu de petites filles portaient un pantalon !!

Cette année là je me souviens encore d'engelures douloureuses aux doigts de pieds (que l'on soulageait avec des bains..... de sa propre urine)

Une fois les bassines installées en attendant une réparation, j'entrais à la maison : comme il y faisait bon.

Nous habitions un petit logement (et oui après guerre tout le monde était mal logé) et nous avions pour nous chauffer une cuisinière à charbon Godin

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comme celle-ci. Elle avait 2 usages : chauffer l'espace et cuire les aliments.

Je revois maman enlever les cercles et placer sa poêle, nous cuire une omelette savoureuse. Le dimanche au marché nous achetions des coquilles St-Jacques avec papa, et le dîner arrivé, nous les passions tout simplement au four avec un brin d'ail, persil et beurre, hummm vous sentez... c'était simple mais si bon.

Sur la nôtre, il y avait toujours quelque chose qui mijotait sur le coin du feu, et une bouilloire d'eau chaude prête pour le café, la vaisselle, la toilette, ou remplir la bouillotte du soir pour réchauffer les draps, sinon nous avions l'impression d'entrer dans des linges mouillés.

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Les parents de mon époux chauffaient une brique dans le four de la cuisinière, puis enveloppée d'un journal, elle était mise au fond du lit pour le réchauffer ainsi.

Ma mère, elle, connut en Morvan où elle fut élevée, la bassinoire qui ressemblait à une bassine munie d'un manche. On plaçait des braises à l'intérieur et on la passait entre les draps avants de se coucher.

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un souvenir placé aujourd'hui comme autrefois au-dessus de son lit.

Maman m'expliquait se servir de ces chaufferettes

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(celles que j'ai chinées un jour) pour partir à la messe le dimanche par temps d'hiver. Il y avait 3,5 km à parcourir en montant tout du long. Les chaufferettes étaient remplies de braises, et permettaient une fois arrivée dans l'église glaciale de se réchauffer les pieds.

Le retour se faisait dans la descente en longues glissades, en sabots, en temps de neige et de gel, une grande partie de rigolade et de jeux pour les enfants.

Mais revenons à la maison. Les matins d'hiver je me réveillais souvent en entendant ma mère secouer et vider le cendrier, puis raviver ou carrément rallumer le feu. Parfois lorsque le vent était mal tourné, la cuisinière ne voulait pas tirer et nous étions enfumés.

Nous étions en banlieue parisienne, je n'ai pas le souvenir de ce que devenaient les cendres : jetées à la poubelle ?? je ne sais pas si c'était l'usage.

Pour allumer le feu, j'allais chercher du petit bois chez le bougnat à côté de chez moi. C'est lui aussi qui nous livrait le charbon pour alimenter notre cuisinière.

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Nous le stockions dans un "cabanon" comme nous l'appelions sur une terrasse jouxtant notre logement. Bien évidemment, il fallait remplir le seau à charbon souvent, et sortir dans le froid pour accomplir cette tâche.

Lorsqu'il faisait très très froid, mes parents utilisaient un chauffage d'appoint à pétrole qui sentait si mauvais !!! et qui ne chauffait pas grand chose.

Nous étions tous à ce moment là à la même enseigne pour le chauffage des logements, certains avaient des salamandres, d'autres des appareils modernes comme celui-ci

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qui chauffent si bien que la dame peut rester en tenue légère !

Vinrent ensuite les installations de chauffage central pour les immeubles, une chaudière installée dans les sous-sols, alimentée en charbon, gaz, fioul. L'eau monte par un tuyau jusque dans un vase d'expansion situé au point le plus haut de l'installation.

Puis, elle redescend d'étage en étage par un réseau de canalisations et alimente les radiateurs pour retourner enfin à la chaudière et y être chauffée à nouveau.

Le chauffage électrique s'ensuivit. Des risques de coupure nous pendent au nez en ce moment ! il y a encore des centrales en action pourtant, on est obligé de faire venir de l'énergie de l'étranger, et quand il n'y aura plus de centrales ?

nous reviendrons au bois pour nos petites flambées

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29 janvier 2012

MON LAVE-VAISSELLE

est mort !! il tourne tourne tourne sans jamais s'arrêter, l'eau ne chauffe plus,

bref, après auscultation sévère, il est fichu.

Voilà le temps revenu de laver la vaisselle à l'évier

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Savez-vous que jusqu'à une époque récente, la cuisine ne possédait pas d'évier ; il n'apparaît que tardivement lié à l'histoire de l'eau et de l'hygiène.

Au Moyen-âge, la vaisselle se fait dans un tonneau

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ou dans une bassine posée sur une pierre légèrement creuse et dotée d'un trou pour l'écoulement de l'eau qui est transférée dans un récipient plus petit. L'eau sale est ensuite jetée directement dans la rue par la fenêtre.

Une amélioration sera apportée plus tard, lorsqu'on installe sur les façades, des tuyaux qui arrivent à chaque étage sous la fenêtre de la cuisine.

Au début du 19e siècle, la bassine servant à la vaisselle est intégrée dans une paillasse carrelée et reliée par un tuyau à la descente extérieure des eaux usées.

C'est la naissance de l'évier moderne que nous utilisons toujours dans nos cuisines "laboratoires" hyper-équipées.

Il y manquait cependant un élément essentiel : l'eau courante.

Un bouleversement de la vie quotidienne des foyers lorsque le robinet fut placé au-dessus de l'évier et devint alors le symbole de l'hygiène moderne.

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Avant l'apparition de  la salle de bain dans les logements, on faisait sa toilette dans la cuisine au-dessus de l'évier. Moi-même ai connu et pratiqué la grande toilette à l'évier.

Un dimanche sur le coup de midi, nous arrivions mes parents et moi, invités chez ma tante pour le déjeûner. Celle-ci était un peu en retard, et s'activait à la toilette de mon cousin.

Il était tout nu, là, dans le grand baquet en zinc au beau milieu de la cuisine. Et c'est ainsi que j'appris que les garçons n'étaient pas tout à fait identiques aux filles !! une grande découverte !! pour la petite fille unique que j'étais... encore une anecdote de mes souvenirs d'enfance.

Je vais donc reprendre cette habitude un peu perdue de laver la vaisselle à la main pendant quelque temps tout en pensant à la corvée que ce devait être pour les femmes du Moyen-Age

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05 janvier 2012

NOTRE NOEL AU JOUR DE L'AN

Noël en famille s'est déroulé chez moi pour St-Sylvestre et Jour de l'An

petit retour en arrière :

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Anne ma belle-fille (blog Trop fastoche) nous a offert toutes ces friandises faites par ses petites mains de pâtissière avertie

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des calissons à gauche au melon, à droite aux cerises bigareaux, au centre des biscuits chocolat menthe poivrée

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biscuits aux fruits secs, caramels, chocolats,

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calissons à la fraise, autres caramels, petits "monhommes", comme dit Max, à l'orange

Merci Anne, nous apprécions beaucoup la façon, la présentation, le goût exquis de ces gourmandises faites maison, un bon et beau cadeau.

Les cadeaux pour les petits attendaient sous le sapin

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Max a reçu ses premiers rollers

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Jeanne a reçu un catalogue à images, musique, maman regarde la notice, et des énormes briques pour construire

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Jeanne ne résiste pas, féminine qu'elle est, à essayer le "papeau" de Max !!

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et Linette pendant tout ce temps dort et se moque pas mal de tout le reste !

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Petit Max a un p'tit coup de fatigue et dort avec Riki

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Jeanne en profite pour s'installer dans le petit fauteuil (il l'aime beaucoup mes poupons, et il y a bagarre pour s'y installer...)

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Max et son arrière-grand-mère ont un petit creux et s'installent vite à table

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on passe aux choses sérieuses, il est temps de se régaler, puis bien vite

les douze coups retentissent, les bises et les voeux fusent avec l'arrivée de 2012

enfin repos jusqu'au lendemain matin

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Anne se met en pâtisserie : c'est plus fort qu'elle ! et tant mieux pour nous !

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elle trouve de l'aide, Chrystel et mon époux s'y mettent aussi 

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opération délicate : étaler la nougatine

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la mousse aux marrons est terminée et... délicieuse

j'ai tartiné les toasts pour l'apéro, mon époux a fait le foie gras, j'ai mis à cuire le cuissot de cerf, mon époux a réalisé la sauce et les pommes aux airelles,

et pendant ce temps là mes fils promenaient les enfants bien sûr

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après une courte promenade en forêt de Bercé, car le temps n'était pas bien fameux, la journée s'est achevée avec un Trivial poursuite, ou rires et fou rires ont été de la partie.

Nous remettrons ça l'an prochain bien sûr avec toujours le même plaisir

maintenant attendons tranquillement Pâques pour les retrouvailles de tous et même peut-être avant ?

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26 novembre 2011

C'EST UN JOUR POUR PARLER CHAPEAUX

Hier, le facteur a porté le calendrier 2012. Dans toute la pile présentée : que des chatons, des chiots, des fleurs, des paysages de montagne !! sauf un à moi destiné

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la vitrine d'un chapelier

Bientôt, je fus replongée dans mes souvenirs, et, il me revint qu'à Asnières, lorsque j'étais enfant, nous passions, pour nous rendre au marché, devant une chapellerie. Avec maman, nous nous arrêtions toujours un instant pour admirer les chapeaux.

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Je n'ai pourtant jamais aimé porté le chapeau, et encore maintenant même par grand froid, mais il y a tellement de beaux modèles à admirer. 

Et puis, nous avions une raison de plus pour aimer regarder les chapeaux, car, ma tante Georgette était modiste de son métier. Elle les fabriquait à son domicile, pour les livrer dans les maisons de couture parisiennes qui les lui avaient commandés.

Lorsque pour une raison ou une autre, il n'y avait pas de patronage, ma tante me gardait le jeudi et c'était toujours un grand bonheur pour moi.

Dans sa cuisine-atelier (les logements étaient petits à l'époque), elle m'installait devant une petite table, sur laquelle il y avait un meuble dans le genre de celui-ci 

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il était en chêne, beaucoup plus haut et plus étroit, avec une multitude de tiroirs qui renfermaient des boutons de toutes formes, matières, et couleurs. Elle me laissait les trier, et les enfiler pour faire des colliers (que je pense elle défaisait lorsque j'étais partie).

Je la revois encore façonner ses chapeaux ; des rubans, des fleurs, des oiseaux, des plumes, des turbans, des broches, toutes sortes d'ornement les garnissaient.

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Dans les années 50 les femmes portaient encore le chapeau pour les grandes occasions.

Avant 1940, il était impensable qu'une femme sorte tête nue !

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Les chapeaux étaient monumentaux avant la guerre de 1914, chapeaux cloches à partir de 1920, et plus ou moins drapés en 1930.

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C'est au moment de la guerre de 1939 que les femmes et les fillettes ont mis de côté les chapeaux pour adopter les turbans ou foulards mis en pointe et noués sous le menton ou derrière la tête.

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Les hommes et les garçonnets portaient aussi des chapeaux et les jours de cérémonie, ils prenaient une élégance somptueuse : hauts de forme, gibus, chapeaux-claque ou huit reflets.

Je me souviens aussi de l'odeur qui régnait parfois chez ma tante : laine mouillée à cause de ses feutres qui prenaient forme sur les moules et sous la vapeur

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Il y avait aussi des épingles à chapeaux de toutes sortes, des fils de toutes les couleurs, toute la mercerie que nous aimons chiner aujourd'hui.

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Lorsque le chapeau était fin prêt, il était déposé délicatement dans une boîte spéciale conçue pour la livraison

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Elle avait un beau métier, elle travaillait beaucoup, à façon pour les maisons de couture et n'en retirait, je pense, que peu de sous, mais elle le faisait avec passion.

Je ne sais pas si sa petite fille a pu récupérer tous les trésors de son atelier lorsqu'elle nous a quittés.

Ste Anne est la patronne des modistes, on la fête en juillet, mais pour l'heure ce 25 novembre on fête la Ste Catherine et les

 Catherinettes

Une Catherinette est une jeune femme âgée de 25 ans et qui n'est toujours pas mariée le 25 novembre.

Elle se doit de porter un chapeau le plus original possible, jaune et vert.

Le vert symbolise la jeunesse et l'espérance de trouver un mari,

le jaune symbolise la foi et le temps qui passe.

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La Ste Catherine est une tradition des maisons de couture qui s'est diffusée aujourd'hui partout ailleurs où la fête s'achève avec un petit verre pris entre collègues.

Quand on coiffe Ste Catherine on est la reine de la journée et on se doit de garder le chapeau jusqu'à la fin de celle-ci.

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Bonne fête à toutes les Catherine qui s'arrêteront ici

et pourquoi pas un p'tit mari pour les Catherinettes

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Le 25 novembre c'est aussi

les-violences-faites-aux-femmes--c-est

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Cette semaine j'ai visité des blogs qui m'ont plû

"La brolerie"

http://la-brolerie.blogspot.com

et

"Les poupées miniatures de Béatrice"

http://myminiatures.net

ainsi que des jeunes sarthois qui nous content comme si on y était leur voyage en Australie

"Les Rillettes en Australie"

http://amandine-florian.blogspot.com

3 univers différents mais intéressants

Je vous souhaite un bon week-end, je vous dis à bientôt

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rééditer le 26/11

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10 juillet 2011

LE GOUT DES SOUVENIRS

LE DEPART EN VACANCES

Après la distribution des prix à l'école

 s'ensuivaient 3 semaines de vacances avec les parents 

J'ai vu la mer pour la première fois, sur les côtes normandes, à Bernières/Mer exactement


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c'était en juillet 1955, j'avais 6 ans

Mes parents partaient toujours au mois de juillet "Papa disait que les jours étaient plus longs et qu'il y avait beaucoup moins de monde qu'en août". Ils n'avaient pas encore d'automobile (leur première voiture arriva 10 ans plus tard), alors pour partir, nous prenions le train.

Comme je vous l'ai déjà dit, j'habitais à Asnières, et ce jour de départ, nous nous levions de très bonne heure ! il nous fallait prendre d'abord un bus, puis le métro pour nous rendre à la gare de départ et porter les petites valises, car maman expédiait une grosse malle 8 jours avant notre départ sur le lieu de vacances. La malle nous attendait, mais une fois, elle est arrivée 3 - 4 jours après nous !

Une fois trouvés le quai et le train, il s'agissait de repérer le wagon, puis le compartiment et enfin nos 3 places assises réservées


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Comme le rappelait Marie-Floraline dans un de ses derniers billets (Blog Les Petites trouvailles de Marie-Floraline) nous ne nous lassions pas de regarder les photos des sites et villes touristiques de France affichées au-dessus de nos places.

Papa aimait arriver à l'avance : "On ne sait jamais si la SNCF avait loué par erreur les places deux fois, nous serions les premiers occupants et pourrions ainsi y rester". Il avait donc le temps de retourner dans le hall de gare acheter le journal et quelques illustrés, et tout comme Marie-Floraline, l'angoisse de ne pas le voir revenir à temps m'envahissait : le train partirait-il sans lui ?

Ouf papa est revenu à temps ! le signal de départ donné le train tchoutchouff commençait le voyage.

Bien sûr, nous avions emporté quelques provisions pour calmer notre faim et passer le temps sur le coup de midi. Le train bientôt arrivait à destination 

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et là nous attendaient mon oncle, ma tante, ma cousine, et des amis, qui eux étaient venus en voiture avec tout le matériel de camping dans les coffres.


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maman à gauche la valise à ses pieds et moi à droite en robe tablier et lunettes de soleil

La petite troupe pouvait rejoindre le camping euh... plus exactement le champ en bordure de mer... Je ne me souviens plus comment l'oncle avait pu récupérer ces tentes de l'armée, mais elles étaient chouettes et l'on se tenait debout à l'intérieur voyez une peu


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2 grandes tentes réunies par un auvent, la petite était notre salle de jeux, et même qu'ils avaient pensé à tout : la cabine des wc ici à droite


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Au fil des jours, au campement, la vie s'organisait : ma maman à gauche, ma tante à droite faisaient une petite lessive. Un blockhaus à demi-enterré leur servait de planche à laver, l'eau à la pompe coulait à volonté et à la force des bras


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pendant ce temps, nous les cousins cousines procédions consciencieusement et en toute décontraction à notre toilette


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Une fois ces petites contraintes de la vie quotidiennes terminées, à nous les joies de la plage


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les châteaux de sable


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la baignade, la pêche aux crevettes et autres petits crustacés


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et lorsque nous étions très sages les parents nous offraient des tours de vrais et faux poneys

Voilà comment se sont déroulées mes premières vacances à la mer en 1955 ; le camping n'était pas luxueux, les loisirs étaient ceux que l'on avait sur place gratuitement, le confort sommaire, la bonne franquette et les bonnes vacances que nos parents nous offraient.

Qui pourrait se contenter de si peu de nos jours ?

merci à nos parents pour ces beaux souvenirs d'enfance et merci aussi aux


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23 juin 2011

LE GOUT DES SOUVENIRS

Du temps de mon enfance, lorsque l'école se terminait vers le 14 juillet, puis des années plus tard fin juin, il y avait 

LA DISTRIBUTION DES PRIX

Les 10 premiers élèves de la classe qui avaient le mieux travaillé, étaient récompensés.

Une grande cérémonie présidée par le maire était organisée et chaque enfant recevait le ou les livres attribués.

Quelques jours avant, le maître ou la maîtresse avait reçu les jolis livres et nous demandait d'apporter un ruban de satin de couleur assortie à la couverture du recueil.

L'institutrice les habillait de cette parure et nous demandait de poser le doigt bien maintenu pour réaliser un beau noeud. Sur la page de garde était collé une carte comme celles-ci :


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(images du net)


Les livres fin prêts quittaient l'école Aulagnier, pour la grande salle des fêtes du centre administratif d'Asnières, où les écoliers seraient mis à l'honneur


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Le grand jour était enfin venu, chaque fille, chaque garçon, avait revêtu une robe ou un costume de fête.

Devant l'estrade où trônaient les personnalités, une table portait les piles de livres maintenus par le joli ruban.

Mieux on avait travaillé, plus la pile était haute.

On attendait d'être appelé, on se levait de son fauteuil, on allait recevoir son prix, quelques félicitations, puis on redescendait l'escalier sous les applaudissements du public.

Le coeur battait la chamade, on palissait, on rougissait, les jambes tremblaient, on trébuchait, mais il ne fallait surtout pas défaillir.

 

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là c'est moi en robe blanche et petits gants en dentelle que j'ai toujours, avec mon tout premier prix obtenu, il y en eût d'autres des "Très bien", des "Bien", de "Camaraderie", mais jamais "d'Excellence ni d'Honneur"

Je ne me souviens pas de kermesse organisée par l'école en fin d'année à cette époque, par contre, j'ai des souvenirs aussi du spectacle de gymnastique rythmique qui se tenait à ce moment de fin d'année scolaire


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là c'est moi revêtue d'une tunique en satin rose, vous avez-vu cette tête ! pas joyeuse hein ?

car j'avais horreur de ça ! une corvée que dis-je une épreuve ! que ces danses et ces spectacles 

ça c'est un vrai mauvais souvenir !

 

Une fois toutes ces cérémonies terminées nous pouvions enfin chanter

 

"Vive les vacances, à bas les pénitences,

Les cahiers au feu, la maîtresse au milieu"

ou bien encore un peu plus tard

"L'école est finie... l'école est finie... l'école est finie..." chanté par Sheila

 

Si comme moi ces années vous parlent, j'ai trouvé un blog très intéressant

http://tracesdenotreenfance.blogspot.com/  

duo singulier de deux enfances : Nicole et Anne

écho des années 50 & 60

 

Merci de tous vos passages fidèles que me font très plaisir et sont toujours lus et relus attentivement

Je vous souhaite un bon week-end



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27 mai 2011

LE GOUT DES SOUVENIRS

27 mai 1961 - 27 mai 2011

Il y a 50 ans, jour de la St-Augustin, je faisais ma communion solennelle.

Ce matin là, branle-bas de combat à la maison, chacun devait s'habiller et la communiante que j'étais enfiler l'aube que nous innovions pour la première fois cette année là

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 avant les communiantes après avoir mis un jupon long, enfilaient une robe blanche en mousseline ou en organdi, ornée de petits plis lingerie ou de grands plis religieuse

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moi qui en rêvait de cette jolie toilette, elle fut supprimée juste à mon tour et j'ai dû porter cette aube qui ne me plaisait pas du tout

alors, pour compenser, je suppliais ma mère de m'emmener chez la coiffeuse pour une permanente ; mais elle ne voulait pas, à force à force de demander, d'implorer, et comme les notes à l'école n'étaient pas trop mauvaises, elle céda à mon caprice. La coiffeuse n'était pas d'accord non plus : "tu sais tes cheveux sont très beaux ils sont très souples", moi : "je veux des frisettes"

en fait elles avaient raison, et après coup, je trouvais que cela ne m'allait pas du tout, je ne pouvais rien dire sinon que je me trouvais belle !

Pour en revenir à la toilette ancienne, la robe portait une ceinture fermée dans le dos par un grand noeud  et retenait sur le côté une bourse en tissu assorti : l'aumônière recueillait quelques pièces destinées à la quête.

DIVERS

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(photographie de ma défunte tante Paulette le jour de sa communion en 1928 )

Le mouchoir brodé était aussi glissé dans cette bourse.

Un bonnet ou une couronne de roses tenait le voile qui enveloppait quasiment la fillette.

Ce costume immaculé était complété de gants blancs, d'un chapelet de nacre, et d'un missel recouvert en blanc.

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Mais revenons à ma communion. Ce 27 mai 1961 il faisait très froid un vent du nord glacial soufflait dans les rues, le soleil était là mais blafard, sous la chasuble des chemises en thermolactyl et un collant de laine avait été revêtus. Et ce jour là... un autre événement... l'arrivée de mon nouvel état de jeune fille !! et ça c'était pas prévu !! panique...

La messe était célébrée en l'église Notre Dame du Perpétuel Secours à Asnières-sur-Seine. Nous étions une bonne centaine de communiants et communiantes, les garçons et les filles chacun d'un côté de la nef, plus les familles, l'église était bondée.

Au moment, de la procession, je vis ma tante Paulette essuyer une larme roulant le long de sa joue.

C'était un instant émouvant, mêlé de prières et de chants, vint le moment de communier et... il commençait à faire faim, car depuis le lever nous étions tous à jeun, et oui interdiction de manger si l'on devait communier c'était un péché.

Les communiants et leur famille regagnèrent leur domicile où le repas de fête pouvait commencer

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(photo tiré du livre Le Goût des Souvenirs - Marie-Hélène THERON)

Comme nous avions un très petit appartement, nous avons fait notre repas de famille chez ma tante Paulette qui avait une salle à manger spacieuse. Je me souviens encore du menu. Chez le charcutier maman avait commandé des

Truites en gelée

elle confectionna le reste du repas avec

Quiche lorraine

Coq au Riesling

Fromages

et

Pièce montée (du patissier)

Elle fit aussi pour chacun des invités, des petites bonbonnières au crochet qui renfermaient les traditionnelles dragées

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Au dessert, le moment attendu d'ouvrir les cadeaux arriva, je fus bien gâtée et à part le stylo plume et la montre, j'ai toujours ceci

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deux bagues avec perle fine, une croix, une médaille, une chevalière à mes initiales, la croix portée sur l'aube et mes gants en nylon mode à ce moment

et il y avait encore

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un petit Kodak 127 offert par ma grand-mère Darie "c'est un modèle sur lequel il n'y a plus de réglage à faire" me dit-elle. On n'arrête pas le progrès dans ces années 60 !

Le temps tourne et à 15 h 30, nous descendons les 5 étages de l'immeuble pour nous rendre aux vêpres, ce second temps était plus détendu, et nous nous racontions le repas dégusté et les cadeaux reçus, la prière fut moins intense...

On nous avait donné des images souvenirs que nous commencions à distribuer à chacun de nos camarades de communion

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moins belles que celles-ci qui sont des canivets très anciens

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La messe terminée, la fête aussi, chacun se dit au revoir en pensant que l'an prochain nous nous reverrions pour la communion du cousin ou de la cousine suivants dans la famille.

Les adultes qui m'entouraient m'avait dit :

"tu t'en souviendras toute ta vie"

 c'est vrai, ce fut un bien beau jour toujours en mémoire.

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(aujourd'hui je vous écris en noir car impossible d'obtenir la couleur habituelle de texte ???)

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24 mars 2011

L'EMISSION D'HIER SUR M6

50 ans qui ont changé notre quotidien

vu hier soir sur M6 a fait remonter des souvenirs de mon enfance

notamment sur les courses comme on les faisait à cette époque (je suis née en 49), il n'y avait guère de réfrigérateurs dans les foyers, souvent un garde-manger.

Le nôtre était sous la fenêtre de cuisine, une sorte de placard maçonné, donnant sur l'extérieur avec des petits trous partout.

On faisait les commissions un peu au coup par coup, ne pouvant conserver très longtemps les aliments dans ces conditions là. Parfois l'été, on achetait des pains de glace.

J'habitais à Asnières-sur-Seine, avenue des Grésillons précisément, et en bas de chez moi il y avait des petits commerces en tout genre.

A gauche en sortant de mon immeuble, il y avait une charcuterie artisanale, à la suite une épicerie-crémerie, puis une droguerie et un marchand de chaussures ; sur la droite, on trouvait un marchand de vin (ah l'odeur du pinard !), un petit cordonnier, encore une crémerie, un boulanger patissier, un cafetier-bougnat, et un marchand de légumes.

Ils étaient tous ouverts tôt et fermés tard.

C'était là

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mon habitation se trouvait où passe le métro aujourd'hui, et les commerces ont laissé place à de grands immeubles modernes.

Maman m'envoyait pour toute chose chez l'épicière qui s'appelait Jeannine, par exemple : chercher 100 g de gruyère rapé pour le gratin qu'elle était en train de préparer.

Jeannine coupait un morceau de fromage et le passait dans cette râpe

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puis glissait le râpé dans un petit sachet, pesait, faisait le prix, et je donnais la monnaie.

J'y retournais pour : un quart de beurre, un demi-litre d'huile, une demi-livre de café fraîchement torréfié sur place, et puis bien sûr pour le lait, on pouvait apporter son contenant

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ou bien on le prenait dans des bouteilles en verre qui étaient consignées et que l'on rapportait bien rincées le lendemain.

Il s'agissait souvent de lait entier, que l'on devait faire bouillir en mettant au fond de la casserole un anti-monte-lait, petite rondelle émaillée puis en verre qui, dès que le lait commençait à bouillir, s'agitait au fond du récipient, avertissant ainsi qu'il allait monter et déborder.

Quand le lait était refroidi, sa surface était ridée d'une épaisse peau jaunâtre, un peu gluante, que l'on enlevait soigneusement et que l'on conservait jusqu'à en avoir suffisamment pour confectionner un "gâteau peau de lait". Cette "peau" remplaçait le beurre pour ce quatre-quart délicieux. Voilà un gâteau qui n'existe plus de nos jours !

Je trouvais l'épicière Jeannine très gentille car souvent, elle ouvrait le bocal à bonbons et m'en donnait un.

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De l'autre côté, j'allais chez le marchand de vin, ou régnait une odeur de vinasse qui n'était pas toujours agréable. Sur les étagères il y avait les bonnes bouteilles, pour le dimanche, mais pour les jours de semaine, j'apportais un litre qui était rempli à la tirette et sortait d'un énorme tonneau.

Chez Madame Amiot, la crémière, on y cherchait les oeufs, le fromage, et la crème double, triple, quadruple peut-être tant elle était épaisse. Il y avait aussi des petits fromages frais appelés "Fontainebleau" un délice, ils étaient enveloppés d'une petite gaze légère mis dans un petit carton, hummmm un régal.

Le dimanche, souvent, arrivé au fromage, papa sortait son porte-monnaie, me donnaît quelques pièces et m'envoyait chez le boulanger chercher le gâteau : une religieuse au chocolat. Le boulanger était ouvert non-stop.

Puis quand le gâteau était engloûti, papa avait une autre envie : un petit Cigarillos, il n'était pas fumeur, mais de temps à autre s'offrait ce petit plaisir ; alors, je repartais chez le tabac un peu plus haut et revenais vite avec le petit cigare que l'on pouvait acheter à l'unité. Je n'avais pas mal aux jambes à ce moment, j'aimais faire ces petites courses, et nous étions nombreux, nous les enfants, à nous rencontrer dans les commerces.

Chez le bougnat nous y prenions le charbon car nous nous chauffions à l'aide d'une simple cuisinière, mais là c'était lui qui le livrait. Pour allumer la cusinière, maman m'envoyait chercher du petit bois qu'il vendait en sac. Et puis, il faisait bistrot, et à une occasion spéciale : anniversaire, amis de passage... nous y prenions l'apéritif !! car point de bouteilles d'apéro dans les maisons, uniquement au café.

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 Puis vint Leclerc dans les années 60, le premier à Asnières, installé sur l'Ile de la Jatte, dans une ancienne usine, face au cimetière des chiens. Un événement ! cela ressemblait aux magasins discount que nous connaissons actuellement. Je me souviens y avoir acheté le jour d'ouverture, un manteau en tweed qui était mode.

et après.... vous connaissez la suite....

Posté par lisamax à 15:48 - - Commentaires [25] - Rétroliens [0]


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