PORTRAIT CHINOIS
Dimanche dernier, Marie-Floraline (clic Les Petites trouvailles colonne à droite)
nous a présenté son tableau
Le Petit Marocain
(photo prise sur son blog)
qui ne l'a jamais quitté de déménagement en déménagement.
Chez moi, c'est le portrait d'un Chinois qui m'a suivi jusque dans ma nouvelle demeure et que voici
je l'ai trouvé chez Emmaüs et en fait, je l'avais pris plutôt pour son cadre en bois aux jolies fleurettes sculptées à récupérer
notez la date : 1955
je ne me suis jamais résolue à retirer mon petit Chinois de ce cadre lui trouvant beaucoup de charme.
Il était au grenier non déballé de son carton de déménagement, mais bientôt, il trouvera sa place dans la petite entrée que nous allons refaire de façon chinoisante.
Asie encore
au jardin, mon époux a trouvé l'endroit adéquat pour son cadeau de Noël arrivé en avance
une fontaine bouddha fonctionnant à la lumière solaire
sous le grand bouleau, un bambou sera planté derrière lui, quelques gros galets complèteront l'ensemble ainsi que des azalées.
Le jardin zen prend tournure petit à petit
UN REVE
Hier dimanche, Uranie aurait aimé comme à son habitude, chiner
mais voilà
finis brocantes et autre vide-greniers
Alors que faire ? Si j'étais encore à Paris j'irai à l'exposition des tableaux de
CLAUDE MONET
1840-1926
l'un des plus grands représentants du mouvement impressionniste, connu pour ses paysages et jardins, aux couleurs et lumière maîtrisées qui donnent à ses oeuvres l'impression de mouvement.
Qu'à cela ne tienne, se dit-elle, je vais relire ce livre
bien que la lecture de cet ouvrage soit fort intéressante, au fil des pages, Uranie somnola, puis, s'endormit vraiment et fit
UN REVE
Monsieur et Madame Claude Monet invitent Dame Uranie au repas dominical,
à 11 h 30 précises
en leur demeure de Giverny.
Heureuse et surprise, Uranie mit une jolie toilette, et s'en fut rapidement Gare St-Lazare prendre le premier train en partance pour ce lieu
Dame Uranie ayant oublié de prendre son i-phone (euhhh... cherchez l'intrus, mais dans un rêve tout est permis...) colla son nez à la vitre du compartiment pour voir défiler le paysage
Asnières et ses belles maisons en bord de Seine
à Asnières sur l'autre rive les Déchargeurs de Charbon s'activent, même le dimanche, l'hiver approchant rapidement
puis le Pont d'Argenteuil en vue
en rase campagne une troupe de dindes blanches
Elle arriva à destination, et s'en fut tranquillement à pied jusqu'à la maison de Giverny
Monsieur Claude vint ouvrir le portail lui-même
Ils se congratulèrent longuement, puis s'en furent vers l'entrée où Uranie déposa manteau et parapluie
sans façon, ils traversèrent la cuisine
où les couverts étaient préparés pour être dressés à la table
Uranie vit des produits de saison attendre leur transformation
les dernières pêches de vigne du verger attenant finiront en tarte ou confiture ?
de dodus et fermes cèpes cueillis en forêt
le carnet de recettes ouvert à la bonne page pour cuisiner les carottes du potager
un brochet sorti de l'étang, fin prêt pour le court-bouillon
la sorbetière était en action pour une glace à la banane
le maître de maison mis le champagne à rafraîchir
Ils prirent le long couloir menant à la salle à manger, sur les murs duquel étaient accrochés des tableaux consacrés à la famille ; Uranie admira au passage
Camille Monet et son fils dans le jardin d'Argenteuil
Jean Monet sur son cheval de bois
Le déjeûner
Blanche Monet peignant
Camille Monet en costume japonais
La Terrasse à Ste-Adresse
La porte de la salle à manger était ouverte et l'on apercevait une table superbement dressée du service bleu de la manufacture de Creil aux motifs japonais
Les convives furent invités à prendre place
Pour commencer le repas, une originale mais succulente soupe à l'ail fut servie
s'ensuivirent des oeufs brouillés aux truffes
la note sucrée fut donnée par la fameuse glace à la banane
on servit le champagne rafraîchi avec le dessert, puis le café et le pousse café.
Uranie demanda à Camille si elle pouvait lui donner la recette de la soupe à l'ail, celle-ci s'exécuta gentiment et la copia sur un feuillet
Par personne il faut : 2 gousses d'ail, 1 oeuf, une noisette de beurre, des croûtons de pain rassis, du persil.
Mettre les gousses d'ail dans une quantité suffisante d'eau (environ un bol par personne) saler, poivrer.
Laisser bouillir jusqu'à ce que l'ail soit ramolli.
Ecraser les gousses, les réduire en fine purée.
Retirer du feu.
Dans une grande jatte, casser un oeuf par personne. Verser dessus un peu d'eau aillée en fouettant bien le mélange pour assurer la liaison.
Verser dans la casserole, sans cesser de remuer, ajouter le beurre, faire chauffer sans bouillir.
Faire frire au beurre des croûtons découpés dans du pain rassis et les déposer dans la soupière.
Les recouvrir sans tarder avec la soupe.
Parsemer de persil haché menu et servir.
Uranie remercia chaleureusement ses amis pour cet agréable moment passé en leur compagnie, et commença à prendre congé,
au moment même où Madame Camille lui mis la recette en main
Uranie sortit brusquement de son sommeil, respirant une odeur de brûlé qui se répandait dans la maison
LE REVE
était bel et bien fini et elle retombait vite dans la réalité
elle courut à la cuisine, ouvrit le four, et ô catastrophe, constata que le poulet était calciné !
Pas bien grave se dit-elle, je viens de déguster un somptueux repas en compagnie de mon peintre préféré pour mon plus grand plaisir.
GRANDES VACANCES ET ECOLE
Quand Uranie était enfant,
c'était comment
les grandes vacances
et
l'école
?
Au 19e siècle et la première partie du 20e, les grandes vacances étaient liées aux travaux agricoles de la France.
Elles commençaient le 15 juillet et se terminaient le 30 septembre.
La moisson et les vendanges exigeaient de nombreux bras dont ceux des adolescents scolarisés.
Uranie faisait partie de ces petites mains appréciées pour l'aide apportée aux travaux dans la ferme morvandelle de ses parents.
Durant ces étés il y avait tant à faire
La récolte des foins
La moisson
Le chargement
Porter le repas des moissonneurs
Rentrer les vaches le soir pour la traite
Garder les moutons ou les oies
Nourrir la basse-cour
Les moments de repos étaient courts
Oeuvres de Julien Dupré (1851-1910)
peintre naturaliste à l'image de Millet, qui s'attache à mettre en scène les travaux des champs dans leur dure réalité.
Le 30 septembre venu, inutile de vous dire qu'Uranie se rendait à l'école avec grand bonheur car finies pour un temps ces besognes nécessaires et utiles pour tous.
En fait, moi-même, pour avoir passé mes vacances scolaires dans cette ferme dans les années 50-60, ai participé aux petits travaux que l'on confiait aux enfants, le 19e siècle était encore présent milieu 20e.
Et maintenant, suivons Uranie à l'école
La classe débute par la leçon de morale (solidarité, politesse, devoirs envers soi-même et les autres, amitié, travail, patrie, telles sont les valeurs enseignées par l'école)
La lecture, l'écriture et le calcul sont les trois matières principales qu'il n'est pas permis d'ignorer.
A l'encre violette les écoliers s'appliquent sur le papier quadrillé à écrire régulièrement, lisiblement, élégamment.
Pour le calcul, on se sert d'un boulier. Après la 1re guerre mondiale, on utilisera des bûchettes en noisetier.
Le reste de la journée est consacrée à l'étude de la géographie, l'histoire de France, et leçons de choses.
Depuis 1880, le sport est obligatoire ; les enfants font la gymnastique dans la cour de l'école, et apprennent à nager sur les bancs.
En classe, le travail des petits
L'école maternelle
Ces deux peintures sont de Henry Jules Jean Geoffroy 1853-1924
En retenue de Auguste Truphène 1836-1898
Classe de filles
Amusements en classe
Ces deux dernières toiles sont de Téophile Emmanuel Duverger 1821-1901
Trois peintres spécialistes des scènes de genre enfantines, et enfants à l'école.
En 1850, les écoliers sont installés à 5 sur des bancs étroits et les tables ne sont pas adaptées à leur taille.
L'instituteur se sert d'un tableau de lecture portant les lettres de l'alphabet. Les cahiers n'existent pas encore. Pour écrire les enfants utilisent une ardoise et une craie.
A la fin du 19e le matériel et mobilier s'adaptent aux besoins des écoliers : tables en bois à 2 places ; derrière, le bureau de l'instituteur placé sur l'estrade ; le tableau occupe la plus grande partie du mur.
Sur les murs prennent place des cartes, gravures. Une armoire renferme des livres et les bouteilles d'encre violette pour les élèves, rouge pour l'instituteur.
L'instauration des congés payés, la grande victoire du mouvement ouvrier de 1936 bouleversent l'ordonnance des calendriers scolaires.
En effet en 1955, avec l'aisance économique des "30 glorieuses" de très nombreuses familles salariées partent régulièrement en vacances dès le 1er juillet désorganisant la fin d'année scolaire.
Ca je m'en souviens très bien, je partais en Morvan le 1er juillet avec les cerises, puis les fenaisons, les moissons, le battage, et le ramassage des pommes de terre signifiait la fin des vacances et le retour à Asnières pour l'école. Que de larmes versées à ce moment en gare d'Avallon !
Dès 1960, la rentrée est avancée au 16 septembre et le début en 1961 au 28 juin.
Et voilà à quoi ressemblait un classe de C.P. en 1955 lorsque j'y suis rentrée, en fait je suis passée direct en CE1 car je savais lire.
Cette photo n'est pas à moi, car la classe n'était pas mixte alors, mais la classe y ressemblait beaucoup.
J'espère que cette histoire de vacances scolaires et d'école aura su vous plaire, quant à moi, j'ai pris beaucoup de plaisir à me la rappeler.
Merci de venir lire mes lignes, à bientôt.
LUDOVIC PIETTE DE PONTOISE AU MANS
Savez-vous qu'Uranie aime les peintres et aujourd'hui elle vous parlera de
LUDOVIC PIETTE (1826-1878)
peint par Camille Pissaro
Ludovic Piette liait une profonde amitié avec Camille Pissaro, organisateur du groupe impressionniste, et ils eurent ensemble une longue correspondance.
Piette présente au Salon de 1859, "Les Fantômes" une oeuvre fort remarquée et, Pissaro lui propose de peindre un Paysage à Montmorency, leur amitié prenant naissance à ce moment.
La facture de Ludovic est plus naïve que celle de Camille, mais révèle un vrai talent de coloriste.
Mais, me direz-vous, pourquoi nous parler de ce peintre ? Et bien, cela fait deux fois que je le trouve sur ma route, au moment de mes nouveaux enménagements.
En 1998, alors que j'arrivais dans la jolie petite ville de Pontoise en Val d'Oise, une exposition Piette avait lieu au Musée Tavet-Delacour. Je m'y suis rendue et ai été très impressionnée par la qualité de ses oeuvres. Ce peintre a vécu à Pontoise et a reporté sur la toile de nombreux endroits de la ville
La place Notre Dame 1874
Boulevard des Fosse 1877
La rue du Château
Le marché aux légumes Place du Grand Martroy 1876
Le marché aux légumes Place du Petit Martroy 1877
Le marché 1876
Et voilà qu'en 2010, année de mon arrivée en Sarthe, une exposition Ludovic Piette a lieu en ce moment même au Musée de la Reine Bérengère au Mans jusqu'au 26 septembre.
Il se trouve que cet homme a aussi résidé au Mans et peint quelques toiles sur la ville et la Sarthe
Admirons ces huiles représentant des scènes de la vie mancelle
Marché aux vaches place des Jacobins au Mans
Je n'ai pu avoir de reproductions de La foire du Mans, et du Marché de la place de l'Eperon où l'on voit très bien l'ancien hôpital de la ville.
Faucheurs au repos
Il a peint également la campagne sarthoise et les Alpes Mancelles.
Alors qu'en pensez-vous ? Etrange non de le retrouver sur les lieux de ma nouvelle demeure.
J'espère que vous aurez aimé cette petite visite au musée,
je vous souhaite une belle soirée et vous remercie de venir si gentiment me voir.



































































