Je débute la nouvelle année des défis, et demande à :

Catichou

Florence

Jacou

Lilou

Maryline

Mamylor

Passiflore

Soène

Quel est votre plus vieux souvenir ? Bon ou mauvais, celui dont il vous reste des images, il vous a tellement marqué, racontez....

Et voici le mien :

Nous sommes en 1952, j'entre à l'école maternelle au mois d'octobre de cette année là.

Ma première photo d'école

Montages

je suis âgée de 3 ans et 5 mois.

En juin 1953, quasiment tous les enfants de la maternelle attrapent la coqueluche, et je n'y échappe pas !

Le médecin conseille à mes parents, pour favoriser un bon rétablissement, de me faire changer d'air. C'était courant à l'époque : changer d'air. Etait-ce vraiment efficace ?

Alors, je suis partie chez Uranie et Henri, les parents nourriciers de ma mère en Morvan, qui y fut placée de ses 5 ans à ses 21 ans alors qu'elle avait été mise à l'Assistance Publique.

C'était un tout petit hameau dans une bien belle campagne vallonnée, et verdoyante, de la Nièvre

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la petite croix blanche indique la ferme où je suis restée

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et que voici d'un peu plus près.

Une photo prise à ce moment là avec mon petit copain de la ferme à côté 

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Je vous présente Uranie sur la photo suivante, là je devais avoir 6 ans

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C'est maintenant qu'on arrive à mon plus vieux souvenir, avec des images qui me restent bien en tête :

j'avais 4 ans,

Henri et Uranie avaient décidé d'une petite visite à leur fille qui habitait dans un village plus haut à 3 km 500.

Le pépère Henri, pour se rendre chez sa fille, sortit de la grange le beau et grand cabriolet noir (j'ai trouvé sur le net, le même, comme dans ma tête)

Fallait-il qu'il m'impressionne pour que je m'en rappelle encore !

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Ils avaient baissé la capote noire pour le voyage, sans doute le soleil ne chauffait-t-il pas si fort. Je ne me souviens pas s'il y avait ces lanternes par contre, je ne les revois pas.

Ils avaient une jument noire, qui s'appelait Poulette, qui fut attelée à la voiture.

Puis, nous avons pris place, et je me suis retrouvée assise prise en sandwiche, entre le grand-père et la grand-mère bien calée pour ne pas tomber.

J'entends l'ordre d'Henri comme si c'était aujourd'hui :

"Allez ! hue Poulette"

et nous voilà partis pour 3 km 500. Les clocs clocs des sabots de la jument sur la route rythmaient l'ascension, car de notre départ à notre arrivée ce n'était qu'une longue côte !

Je me souviens de l'allée mais aucun souvenir du retour.

C'est un bon et beau souvenir, qui revient de temps en temps dans mes pensées.

"C'était un petit cheval noir, tous derrière, et lui devant."

Je suis restée 3 mois en convalescence chez eux à la campagne, et ma mère m'a dit que quand ils sont venus me rechercher, je ne reconnaissais plus mes parents, je ne voulais pas partir avec eux, j'ai beaucoup beaucoup pleuré parait-il.

Imaginez cela maintenant, car à l'époque pour communiquer il n'y avait guère que le courrier. Dans le hameau, il y avait un téléphone public chez un agriculteur, mais on ne s'en servait pas pour le bavardage, uniquement pour les choses urgentes.

Quand mes petits enfants viennent en vacances chez nous, il y a toujours un contact avec leurs parents au moins une fois la semaine, et souvent plus...

Du coup, après, j'y suis retournée tous les ans en vacances chez Uranie qui était devenue veuve, puis chez sa fille Germaine, Uranie étant trop âgée pour s'occuper d'un enfant. Cela a duré des années avec des souvenirs en veux-tu en voilà ! et nous sommes toujours en relation avec nos gens du Morvan.

Je m'en vais prendre connaissance de votre plus vieux souvenir les amis...

Qui prend le défi du 20 février ?

Apparemment personne, alors il serait peut-être temps d'arrêter non ?

La plupart d'entre vous êtes tellement occupées, que le défi est souvent fait à "l'arrache", au dernier moment, les sujets n'inspirent plus guère...

 Amis du défi vous dites quoi ?

Oui on continue

Non on arrête

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