Pour le défi du 20 novembre,

la petite souris disait entre autre, qu'elle aimerait faire un bond dans le passé, faire connaissance avec ses ancêtres maternels, le grand-père de Lille, la grand-mère de Paris, qu'elle n'a jamais connus.

La petite souris disait encore qu'elle en découvrirait des choses, de bonnes et de mauvaises surprises peut-être ?

C'est fait ! aujourd'hui je sais ! et c'est une très mauvaise surprise car c'est un drame, qui s'est déroulé dans la petite enfance de ma maman.

J'en tremble en écrivant, mais l'écrire et le dire, m'aidera à cicatriser peut-être le choc que je viens d'avoir.

Hier, Sylvaine du blog Ouvrages de Dames, nous faisait un article sur la manière dont elle procédait pour retrouver l'histoire des petites brodeuses des jolis marquoirs que nous collectionnons avec passion.

marquoirs anciens Sarthe

En lisant son article, je clique sur un lien qu'elle y donnait, et je trouve assez facilement je dois le dire, ce que je cherchais : un journal

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Le Petit Parisien du 30 septembre 1925.

Je vous ai souvent parlé du Morvan où ma mère fut placée et élevée jusqu'à ses 21 ans chez des agriculteurs, dont la nourrice s'appelait Uranie.

On l'avait mise à l'Assistance Publique, mais ma mère n'a jamais su le pourquoi du comment elle s'y était retrouvée.

A ses 21 ans, suite à la cessation d'exploitation de ses parents nourriciers, qui ne pouvaient donc plus la garder, elle est remontée à Paris chez une de ses demi-soeurs. Ma tante Yvonne, qui lui dit : "je te montrerai le journal et l'article te concernant, et tu comprendras". Mais elle ne lui a finalement jamais montré.

Un jour, il y a au moins 20 ans, ma mère me parle de cela. Et moi, depuis, cela tournait dans ma tête, que pouvait révéler cet article ? 3 ans de recherches quand même.

Et donc hier je trouve et j'apprends ceci :

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Voilà ce qui s'est passé dans la toute petite enfance de ma maman. Au fur et à mesure que je lisais, mon coeur se retournait.

J'aime mieux vous dire que la petite souris n'a plus envie de les connaitre ces deux là, les bourreaux, à l'innommable conduite.

Une chance que cet homme (que je ne peux plus considérer comme mon grand-père) se soit fait renverser par un taxi, conduit à l'hôpital, et qu'il y ait eu visite au domicile. Ma pauvre mère n'aurait pas survécu s'il n'y avait eu cette circonstance.

C'était en 1925, cela m'a renvoyé à la petite Marina, qui a subi tant de sévices de ses parents, ceci s'étant déroulé dans la ville où je demeure, tout le monde n'y a vu que du feu....

Ma mère était une personne très nerveuse, qui sursautait, et poussait des cris stridents au moindre petit bruit qui la surprenait.

"j'y peux rien" disait-elle, "ça part tout seul"

Je comprends bien des choses maintenant...

Heureusement, elle n'avait plus de souvenirs de cela, quand on parlait de son enfance, elle se voyait juste arriver, coiffée d'un joli petit chapeau comme elle disait, dans la cour de la ferme d'Uranie que voici

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 Ecrire tout cela m'a soulagée un peu.

Faut que je trouve, s'ils sont été condamnés les bourreaux, je vais voir si un autre article des fois plus tard en ferait mention...