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est le film événement de la fin de l'année, contant l'histoire d'une jeune dactylo devenant star grâce à son pygmalion.

Lorsqu'Uranie vit ces photos dans "Paris-Match"

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elle se souvint de ses années d'apprentissage de la dactylographie, entre 1964 et 1966,

dans cette école

 

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la classe était située tout en haut du bâtiment, une pièce claire tout en longueur, une vue sur Paris et le Sacré-Coeur imprenable,

lorsque les entraînements commençaient, à environ 25 élèves

 

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imaginez le raffût dans cette pièce : tac tac tac....

 

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imaginez aussi le silence revenu, bienvenu, lorsque notre professeur ci-dessus nous sommait d'arrêter nos frappes.

Comme dans le film, le professeur nous inscrivait à des concours de vitesse dactylographique.

"Cela vous habitue à l'ambiance d'un examen, et si vous obtenez le diplôme, ce sera toujours cela en poche" nous disait-elle.

Ces concours avaient lieu le dimanche matin, au lycée Condorcet à Paris, on râlait de devoir se lever de bonne heure un dimanche...

Mais le résultat était là :

 

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13 mots minute

20 mots minute

25 mots minute

15 mots minute en langue anglaise

On passait aussi des concours de sténographie soeur inséparable de la dactylographie

 

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Le plus dur était de taper sans regarder ses doigts. On utilisait un cache-clavier pour cela. 

Un de mes cousins me fit cadeau d'une machine à écrire : 

 

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comme celle-ci, son bureau s'équipant de machines plus modernes. "Pour te faire la main" dit-il.

Pour tester le clavier de la machine qu'il me donnait, il utilisa ce pangramme :

"Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume"

cet énoncé contient au moins une fois chacune des 26 lettres de l'alphabet et permettait de vérifier l'état de chaque caractère. 

Un Noël plus tard ma mère m'offrit une petite Japy portable que j'ai toujours, et, je me suis débarrassée de la "Remington"  je ne sais même plus comment, je m'en mords les doigts aujourd'hui...

A l'école, ce que l'on n'aimait pas faire était : changer le ruban encreur

 

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il fallait bien apprendre, "ce n'est pas votre patron qui vous le fera" disait le professeur ! On se mettait du noir et du rouge partout sur les doigts.

On apprit aussi à taper des stencils pour imprimer des textes en nombreux emplaires.

Il y avait des filles qui n'aimaient pas taper à la machine particulièrement celles qui préféraient la comptabilité. Moi j'aimais bien.

Après avoir passé d'autres diplômes de secrétariat, BEC, BSEC, en 1968 je trouvais mon premier emploi dans le secrétariat. Et on m'offrit 2 possibilités :

- le pool dactylographique

 

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(image du net : Pool dactylographique de Renault en 1931)

service au personnel féminin qui comprenait dans cette entreprise une trentaine d'employées. La chef avait son bureau devant les dactylographes, comme l'instituteur devant ses élèves. Celles-ci portaient une blouse car la manipulation des carbones et des rubans encreurs était salissante. C'était une pièce très bruyante et sans doute qu'aujourd'hui ces femmes porteraient des casques protecteurs d'oreilles ?

- ou un poste de petit secrétariat (j'étais débutante) au service du personnel

A votre avis, quel fut mon choix ?

J'ai tenu 7 ans dans cette entreprise gravissant quelques échelons, mais un jour j'ai changé au moment où mon service s'équipait de machines à écricre IBM à boule

 

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 pour enseigner durant 7 années la

Sténographie Dactylographie

à des jeunes filles, comme on l'avait fait pour moi...

 

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Temps révolu pour la machine à écrire qui a laissé place à l'ordinateur où il y a toujours un clavier et c'est toujours mieux de savoir taper avec tous ses doigts qu'avec un seul !

 

Après j'ai fait charcutière, mais c'est une autre histoire....