arrivait la rentrée des classes...

Je me souviens que nous allions à l'école, à ce moment là, jusqu'au 14 juillet, et la rentrée se faisait le 1er octobre.

Cela correspondait à la fin des récoltes et travaux agricoles auxquels les enfants des paysans  participaient.

Je passais un mois de vacances avec mes parents, généralement à la mer, puis le mois et demi suivant c'était en Morvan, à la ferme où maman fut élevée chez Uranie, que je profitais du bon air de la campagne.

 

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Il est vrai que lorsque les foins, la moisson, le battoir, et le ramassage des pommes de terre, étaient terminés, il y avait un parfum d'école dans l'air !

On m'accompagnait alors en gare d'Avallon,

 

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où maman qui était arrivée par le train du matin, m'attendait pour repartir à Paris. Elle m'embrassait chaleureusement, prenait précautionneusement ma valise car dedans, enveloppés un par un dans du papier journal, il y avait des oeufs frais et parfois un poulet ou un "bitou" fromage des vaches de la ferme.

Puis c'était mon tour de dire au revoir aux personnes qui m'avaient accueillie pour des vacances aux souvenirs inoubliables puisque j'en parle encore aujourd'hui. La gorge était serrée, très serrée, cela faisait mal, très mal, j'essayais de cacher mes larmes en vain, puis la micheline lentement démarrait, les mouchoirs s'agitaient...

Pas le temps de souffler, dès le lendemain matin, c'était la rentrée des classes et là encore les

Souvenirs d'école

remontent à mon esprit

 

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Voilà par où nous entrions dans cette école Aulagnier à Asnières-sur-Seine

 

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écoles maternelle, des filles, des garçons (car nous étions séparés) 

 

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j'ai fréquenté cet établissement de 1952 (maternelle) à 1966 (cours commerçiaux ou collège comme on appelle maintenant).

Le premier jour était plutôt agréable car dans la cour nous retrouvions nos copines de l'an passé, nous dévisagions de la tête au pied les nouvelles élèves arrivées.

Nous découvrions nos cartables, neufs pour certaines, et usagés pour d'autres.

 

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Et puis il y avait les tabliers à admirer, écossais, roses, avec des cols blancs ou autres détails fantaisie.

 

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Après un appel dans la cour par la maîtresse que nous apprécions ou pas selon les dire des anciennes, nous allions dans la salle de classe où nous trouvions des tables en bois toutes propres, les encriers bien remplis.

 

 

 

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Nous déposions le cartable dans le casier du dessous.

Après avoir rempli la fiche de renseignements, la maîtresse nous distribuait une gomme, un crayon à papier, un cahier appelé "cahier du jour" avec ses tables d'addition et multiplication au verso, puis les livres de lecture, grammaire, calcul, histoire et géographie. Je me souviens aussi d'un cahier appelé "cahier de roulement" qui était écrit chacune son tour au fil de la semaine.

 

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On nous donnait aussi de grandes feuilles de papier bleu marine pour recouvrir nos livres.

Une liste enfin de ce qu'il nous fallait acheter : protège cahier rouge, vert, bleu, un rapporteur, une équerre, un cahier de dessin, une boîte de peinture, des étiquettes, un carnet pour noter les devoirs...

Il nous fallait une ardoise, en vraie ardoise à l'époque, pour le calcul mental, sans oublier la craie ou le crayon d'ardoise et la petite éponge humide dans sa boîte.

Il nous fallait aussi reprendre de bonnes habitudes et écouter la leçon les bras croisés sur la table, se lever lorsque Madame la Directrice entrait dans la classe.

Le temps de récréation arrivait, et comme des folles nous poussions des cris en sortant, jouions sur le macadam de la cour entourée de grands platanes : à la ronde, à chat, ou aux quatre coins.

Le sifflet retentissait soudain et en rang bien alignées nous retournions en classe.

La maîtresse nous recommandait d'apporter une petite boîte dans laquelle nous pourrions garder les bons points obtenus pour un devoir bien fait ou une leçon bien apprise. Dix bons points donnaient droit à une petite image. Une grande image s'obtenait avec dix petites images.

 

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Pour les punitions nous étions prévenues qu'il y aurait des lignes à copier 50 ou 100 fois, que l'élève bavarde pouvait se retrouver dans le couloir ou aller au bureau de Madame la Directrice.

Nous étions là pour travailler et non nous amuser !

Notre jour de congé était le jeudi. nous allions à l'école les lundi, mardi, mercredi, vendredi et samedi toute la journée.

Il en était ainsi pour ce premier jour de rentrée, retenir les consignes, s'occuper du matériel, prendre de bonnes résolutions pour obtenir les meilleurs résultats.

Le lendemain, les choses sérieuses commençaient, par une leçon de morale avec une phrase déjà notée au tableau (ça revient à l'ordre du jour cette année) suivie du calcul, de la dictée, de la lecture...

Et c'est ainsi qu'on en a appris des choses, dans toutes les matières, grâce à des maîtresses dévouées nous transmettant tout leur savoir et que nous devons remercier pour cela de tout coeur.

Les années d'école restent à jamais dans notre mémoire.

 Aujourd'hui, je pense très fort à mon petit Max pour son premier jour (2 ans et demi) et pour longtemps à compter d'aujourd'hui

"à école"

comme il dit

 

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photo prise tout à l'heure sur le départ

 

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hop ! vite dans la classe et plus un regard pour papa et maman